un petit bout de Paradis…

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Une semaine pour passer de 0 à 4600m d’altitude, voir voler les condors a 3m au-dessus de la tête, regarder en bas, voir des nuages, regarder en haut, voir les montagnes et la neige éternelle, se baigner dans des eaux chaudes naturelles, se retrouver au milieu d’une oasis entourée de dunes de sable aussi jaunes que le soleil, et faire de la luge dessus, ça, c’est encore une histoire à la Poilou !
Tout a commencé le lendemain de la nouvelle lune de janvier 2012, pendant que les lamas crachaient du feu, que les abeilles miellaient, et que les oiseaux volaient les bijoux de la Castafiore, un avion transportait quelques passagers ainsi qu’une Framboise. Il traversa les Pyrénées, les toreros, et tous les monstres de l’océan Atlantique. Il vit la Terre mais continua, traversant l’Amazonie, les déserts, les Andes et vint se poser en douceur dans cette ville si étendue que les tarés viennent s’y perdre…  La belle, gentille, et modeste Poilou se trouvait à l’aéroport avec un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur, dans le cœur, et un sourire sur la face quand elle aperçut Sa Merlipopette Framboise.
La semaine à Lima passa très vite. La journée, Poilou préparait une nouvelle mission sauvetage de la biodiversité, pendant que Framboise visitait les alentours, et le soir, les voisins n’avaient plus qu’à enfiler les bouchons d’oreilles pendant que Poilou essayait le violon que Frambs lui avait rapporté de France. (Pour votre gouverne elle en fait mieux que quand elle avait 6 ans !) Le weekend end, Poilou fit découvrir à Frambs les lieux magiques qu’offre cette ville à ceux qui veulent bien ouvrir leurs yeux. De ce qu’a compris Poilou, le lieu préféré de Frambs c’est Barranco. Ce quartier contient tout naturellement une jolie place entourée de bâtiments coloniaux super beaux, un super pont en bois, et puis une vue sur la mer magnifique.
Après avoir ramassé les yeux jetés dans Lima, les fesses de Poilou et de Frambs se posèrent dans un bus éternel. 15 heures plus tard, l’empereur, sa femme et le petit prince, sont venu chez moi pour me serrer la pince, mais comme j’étais parti, le petit prince a dit quelque chose que je ne répéterais pas car ça a l’air assez vulgaire. De son côté, la ville blanche ouvrait ses portes, ses arcades, sa cathédrale, son couvant, et toutes ses splendeurs à Poilou la duchesse. Bon et puis à Frambs aussi.

« Arequipa ». C’est le nom de ce paradis blanc. Loin des regards de haine et des combats de sang, au milieu de la place, des colombes grises, un peu plus nombreuses qu’a Paris, picotent du pain dur, et viennent se rafraîchir dans la fontaine. Le soir à l’hôtel, les tongs sont rangées dans le sac à dos et les chaussures de marche, plus chaudes, sont déposées aux pieds du lit. Les chaussettes sont prête tout comme le pull et le poncho. Dring Dring Dring Dring Dring, il est 5h, Paris se lève, il est 5h je n’ai pas sommeil disait Dutronc, mais pour Frambslou (Framboise + Poilou), il est 5h et c’est l’heure du petit déjeuné.

Il est 6 heures au clocher de l’église, dans le square, les fleurs poétisent, Frambslou se retrouvent de nouveau dans un bus, qui va les conduire à 4600m d’altitude. (Dans cette histoire, on ne racontera pas que Poilou était sur le point de s’évanouir par le manque d’oxygène et qu’on lui a fait inhaler de l’alcool pour lui redonner une conscience, dans cette histoire on s’attardera davantage sur tous les lamas et ses amis alpaga et vigogne rencontrés en chemin.)


Dans les hauteurs du monde, on pouvait apercevoir les volcans au loin, qui avaient enfilé leurs manteaux de neige. Mais ils n’étaient pas les seuls à avoir froid. Ah non pas nous, vous ! Cela dit, Poilou pouvait ressentir l’air glaciale qu’elle respirait et qui lui refroidissait l’œsophage, même si ce n’est pas vraiment par la que passe l’air. Mais un rayon de soleil et paf, ses joues reprenaient des couleurs chaleureuses. Et sinon en mode rapide, Frambslou ont marché le long des terrasses inca et pré inca entre les champs de maïs et de patates, ont traversé une rivière sur un pont qui bougeait à fond et sur lequel Poilou a eu encore une fois à fond le vertige, et s’est sentie un peu ridicule voyant que même les ânes, lama, chevaux, et bébés sur ânes passaient sans problème. Mais il faut l’admettre, le pont bougeait !

Pour se réconforter, les bains chauds au milieu de nulle part les attendaient. Des eaux à 38 degré c’est de la bombe !
Au menu du soir, un repas bien touristique avec danses et costumes traditionnels, puis une bonne nuit de sommeil interrompu de nouveau à 5h pour reprendre la route. Cette fois-ci, ce sont les condors qui attendaient sagement Frambslou.

Cette fois on peut le chanter, « el condor pasa ! » et il  passa même à 3m de nos têtes ! Tellement rapide et gigantesque que Poilou ne pensa à prendre des photos que 10 secondes plus tard quand le condor était déjà loin. Mais autant vous dire que si elle pouvait vous développer les images qu’elle a dans ses yeux, Poilou le ferrai avec plaisir et vous vous envoleriez comme elle, bercé par la brume cachant le fond de l’un des canyons le plus profond du monde, le canyon de Colca, 4100 m de profondeur. En sautant, les beaux souvenirs de la vie défilerai au ralentis pour en profiter un maximum avant d’atteindre le fond et de plonger dans la rivière pour se laisser emporter par le courant et s’échouer sur la berge, froide et morte.  Mais Poilou n’avait pas envie de sauter, c’est tellement beau vu de la haut ! Donc el condor pasa puis disparu, mais Poilou le sais, un jour dans son jardin elle aura un condor, en plus d’un alpaga, d’un perroquet qui parle et d’un petit singe tout mignon ! Ah il y aura aussi une superbe coccinelle, la voiture, rouge à pois noirs, mais ça c’est dans des prochaines aventures. Maintenant qu’elle y pense, le jardin de Poilou ce sera l’arche de Noé ! Ca va être trop cool !


Ensuite, après des visites d’autres villages, Frambslou reprirent le bus jusqu’à la ville des tremblements de terre, Ica. Tous les guides touristiques vous le diront mais voici la version de Poilou. Huacachina est une oasis, situé à 5km d’Ica. Cette oasis recueillait les riches vacanciers durant la période coloniale, aujourd’hui on y retrouve des routards assoiffés par les étendus de dunes de sable. Adeptes du buggy et du sandboard, ils ne se préoccupent pas encore de la pollution de ces engins, on retrouve également des bouteilles de soda et des papiers bonbons à certains endroits. MAIS c’est super beau !

C’est quand même dingue, un jour on est à 4600m d’altitude et le lendemain, on dort dans une oasis, en plein désert ! Voilà que l’on ressort les tongs et les débardeurs. Framboise en profite aussi pour gouter le Pisco Sour, boisson nationale, et tient à vous dire que ça fait tourner la tête. Le lendemain, le sandboard et le buggy ont fait monter l’adrénaline dans les veines de Frambslou. WOW ! A fond les ballons !
Et puis il a fallu retourner à Lima. Poilou a repris le travail, tandis que Framboise est à Mancora, dans le nord, en train de profiter de la mer chaude. Cette histoire a commencé le lendemain d’une nouvelle lune, et se termine la lune pleine. Voilà donc pour aujourd’hui. C’est toujours un plaisir pour Poilou de vous raconter ses aventures, alors n’hésitez pas à lui raconter les vôtres et à poser vos questions.
Always,

Poilou.

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  1. Mouais pas mal. Je préfére quand même mille fois mieux ma p’tite vie sur Angers. Genre me lever à 8h, prendre mon café et rien manger, car j’ai encore zappé de faire les courses. Me taper 40 mn de Bus pour aller en cours. Manger la bonne nourriture du RU à 13h, quand il reste que Steak(cru) frites.

    Ha je t’envie à moooort. Les condors, les lamas, la hauteur, les vertiges, les paysages, le Buggy. Ya pas encore tous ça à Angers, un jour qui sait.

    Bises

  2. Je peux dire, étant dénommée fransu, que tout ce qui a été écrit est vrai. Le condor,nous l’avons dans la t^te et pour longtemps!
    4600 mètres ça l’a fait pour moi mais le mal de crâne je l’ai eu avant. S’en était même bon d’avoir à se lever à 5heures du matin.
    Venir au Pérou avec Poilou c’est un vrai plaisir

  3. J adooooreee !!! surtout la photo super poilou !!!! alors ma choupette t as failli tomber dans les pommes !!!??? povre petit kéké !! snif snif !! mais tu avais surement ton bomme du tigre avec toi!! non?? tu me manques ma ptite poilou !!!!!!!!!!!!!!!!!!! bisoussss bisoussss besooosss bessssotototototottototototototooteeeessss !!!!

  4. J’avais raté ce post evv
    Trop belle tes photos BIC! Frambs n’a pas dû inhaler d’alcool à cause du manque d’O2? Je vois que vous aviez des provisions! AU CAS OU hum hum xD
    T’as de la chance que les CONdors t’aient pas laissé de cadeaux sur ton jolie poncho! Av le bol (et non pas la tasse…) que j’ai j’aurai récolté tous les lauriers (tu sais, ceux qui sentent mauvais…).
    T’as serré la mimine de Mme le Maire de Lima? Nice!!
    C’est trop beau les couleurs! Jsuis faon!
    Ah oui, question… le Lama (je mets une majuscule parce qu’il est assez courageux!) qui s’aventure les pattes dans l’eau… Il a nagé longtemps après? ::: Je me disais que ça pourrait être pas ma comme moyen de locomotion si tu rentre en Europe… Tu sais, un Lama super nageur qui traverse l’atlantique en qq secondes xD
    Bon, continue à mettre des photos elles sont superbes! C’est quoi ton appareil d’ailleurs… le mien fait pas de SI belles photos evv
    GNB

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